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Ballons de la Coupe du Monde de la FIFA

2010 Afrique du Sud

Jabulani is the Official Match Ball of the FIFA World Cup Southafrica 2010 Adidas Jabulani est le ballon officiel de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010

2006 Allemagne

Plus de trois ans de recherche et de développement avaient été nécessaires pour concevoir adidas Teamgeist™, le ballon le plus performant de toute l’histoire de la marque. En offrant une qualité et une performance identique à chaque frappe, ce ballon révolutionnaire qui ne comptait plus que 14 panneaux permit aux joueurs de montrer tout leur talent.
Le nouveau ballon avait été testé sous toutes les coutures, tout d’abord en laboratoire par les spécialistes d’adidas, dans les conditions les plus rudes possibles, puis sur le terrain, avec le concours de joueurs et de clubs professionnels. Des tests complémentaires avaient également été réalisés avec le groupe de recherche en technologie du sport de l’université de Loughborough, l’un des leaders mondiaux dans ce domaine. Ces tests avaient confirmé que le ballon adidas Teamgeist™ était plus rond, plus précis et plus régulier que tous ceux des principaux concurrents.
L’Italie remporta son quatrièmement titre mondial en battant la France aux tirs au but à Berlin. Si, du côté français, le geste marquant de cette finale reste le coup de boule qui a valu un carton rouge à Zinédine Zidane, on se souviendra du triomphe de l’Italie comme d’un succès collectif, pas moins de dix joueurs ayant marqué pour l’Italie durant cette compétition.

2002 Corée/Japon

Le « Fevernova », ballon de la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002, était l’aboutissement de trois ans de recherche du centre technologique adidas de Scheinfeld, dans le sud de l’Allemagne, pour améliorer le « Tricolore ». Il était composé de six couches, à savoir une vessie en latex naturel, recouverte d’un tricot Rachel à trois fils, puis d’une mousse syntactique, d’une couche en polyuréthane, d’un vernis de protection iriodine et pour finir, d’un fil transparent en polyuréthane, résistant à l’abrasion. Il ne comportait plus que deux grandes triades isolées dont les pointes formaient des flèches tournées dans le sens des aiguilles d’une montre, dans les tons de gris, rouge et or. Quant au fond blanc traditionnel, il avait évolué vers un ton champagne. Plus de 2 500 ballons furent fabriqués pour la finale et on estime à six millions le nombre de ces ballons high-tech et de leurs répliques qui furent vendus dans le monde.
À Yokohama, La finale opposait les deux pays le plus souvent sacrés champions du monde, à savoir le Brésil et l’Allemagne. En marquant deux buts en deuxième période, Ronaldo offrit au Brésil sa cinquième étoile et exorcisa ainsi les vieux démons de la finale de France 98. Lors de ce combat de titans équilibré, le talent individuel de Ronaldo fit la différence.

1998 France

Le « Tricolore » utilisé en 1998 fut le premier ballon coloré conçu pour la Coupe du Monde de la FIFA. Ses triades intégraient certains symboles typiques du pays organisateur, la France, à savoir le coq, le TGV et la turbine. Le ballon était à base de « mousse syntactique », un matériau totalement nouveau qui lui assurait une meilleure compression et un rebond plus explosif que les matériaux traditionnels. La mousse était constituée de microbilles de gaz qui assuraient une distribution régulière de l’énergie à chaque frappe.
Cette finale entre le tenant du titre et le pays organisateur était très attendue mais l’équipe brésilienne qui pénétra sur le terrain semblait n’être que le reflet d’elle-même, à commencer par son joueur vedette Ronaldo.
La France était déterminée à décrocher la victoire devant son public, et elle la conquit presque avec facilité grâce aux deux têtes du futur Joueur Mondial de la FIFA 1998, Zinédine Zidane.
Emmanuel Petit porta le score à 3-0. Ainsi, la France, patrie de Jules Rimet, le fondateur de la Coupe du Monde de la FIFA, et semi-finaliste malchanceuse à la fois en 1982 et en 1986 vit-elle sa persévérance récompensée.

1994 États-Unis

Le ballon fut baptisé « Questra » par référence à la « quête de stars » des États-Unis, et des étoiles furent intégrées dans ses triades. Il avait été fabriqué en France, puis soigneusement testé par les équipes et les joueurs à la fois en Europe et aux États-Unis. Il était composé de cinq matériaux différents, recouverts d’une couche extérieure résistante mais élastique, en polyuréthane.
Affrontant l’Italie en finale – un remake de 1970 – le Brésil tenta cette fois-ci vainement de percer la défense italienne. Au bout de 120 minutes de jeu, le score était toujours nul et vierge, notamment parce que Roberto Baggio, l’attaquant phare de l’Italie – quasiment le seul à avoir marqué lors des matches précédents – victime d’un claquage, n’était pas au mieux de sa forme.
Pour la première fois, une finale de Coupe du Monde se décida donc aux tirs aux buts. Dans le camp brésilien, Marcio Santos avait manqué son tir, tout comme Baresi et Massaro du côté italien. Baggio savait qu’il devait absolument marquer mais son tir s’envola au-dessus de la barre de Taffarel et les Brésiliens retrouvèrent leur titre de champions du monde.

1990 Italie

Dans les triades de l’« Etrusco » figuraient des têtes de lion étrusques. Il s’agissait de nouveau d’un ballon composé de plusieurs couches entièrement synthétiques qui lui conféraient différentes propriétés. Celle en latex lui donnait la stabilité nécessaire et lui permettait de résister aux déchirures, celle en néoprène assurait son étanchéité, quant à la couche extérieure en polyuréthane, elle lui permettait de résister à l’abrasion et assurait un rebond parfait.
Cette nouvelle rencontre de l’Argentine et de la République Fédérale d’Allemagne, en Coupe du Monde de la FIFA ne fut qu’une pâle réplique de la précédente.
L’unique but de ce match très décevant fut marqué par Brehme, sur coup franc, à la 85e minute, après une faute sur Völler.
Deux Argentins furent expulsés : Monzon, après avoir taclé Klinsmann et, à la 87e minute, Dezotti pour avoir essayé d’arracher le ballon à Kohler, qui selon lui jouait la montre. Déjà sacré champion du monde comme joueur, Franz Beckenbauer le devint ainsi également comme sélectionneur, ce qu’une seule personne avait réussi avant lui.

1986 Mexique

L’ « Azteca » était un tout nouveau modèle, le premier ballon entièrement synthétique, composé de différentes couches qui lui conféraient chacune une propriété différente, telle que la résistance, l’indéformabilité ou l’imperméabilité. Il se distinguait également par son design totalement novateur, des triades à la manière d’une fresque aztèque.
La finale eut lieu entre une équipe allemande très combative, dirigée par l’ancien capitaine Franz Beckenbauer et une Argentine inspirée.
La victoire semblait acquise à l’Argentine qui menait 2-0 en deuxième période, mais s’arc-boutant sur sa détermination, l’Allemagne parvient à égaliser à la 82e minute – comme elle l’avait déjà fait en finale de Coupe du Monde.
Portée par le public, l’Argentine monta à l’assaut et Burruchaga, sur une passe tout en finesse de Maradona, porta le score à 3-2 en envoyant le ballon dans la lucarne de Schumacher.
Sans marquer directement, Maradona montra clairement, lors de cette finale, qu’il était le meilleur joueur mondial du moment.

1982 Espagne

Le « Tango España » conçu pour Espagne 1982 fut le premier modèle alliant le cuir véritable et le cuir synthétique. Son revêtement en polyuréthane améliorait son étanchéité.
Nul ne peut accuser l’Italie de s’être reposée sur son exceptionnel gardien Dino Zoff, âgé de 40 ans, lors de la finale contre l’Allemagne, qui finit par succomber à la pression constante de son adversaire.
À la 59e minute, Paolo Rossi qui avait déjà marqué 5 buts lors des deux précédents matches, donne la victoire à l’Italie en marquant sur un centre de Gentile. L’Italie gagna 3-1 en se payant le luxe de manquer un penalty!

1978 Argentine

Chez adidas, la tradition de donner un nom aux ballons de la Coupe du Monde de la FIFA était désormais bien ancrée, et celui d’Argentine 1978 fut baptisé « Tango », par référence au pays organisateur. Les pentagones laissèrent aussi pour la première fois la place aux triades.
L’équipe organisatrice arriva sur le terrain avec cinq minutes de retard pour disputer la finale à Buneos Aires, ce qui mit les Néerlandais en fureur et les amena à troquer leur « football total » contre un football aussi agressif que celui des Argentins.
Kempes fit la différence en marquant deux buts. Le deuxième, marqué dans les prolongations, tint le public en haleine puisqu’il lui fallut dribbler devant deux défenseurs, faire face à la sortie du gardien, puis devancer encore deux défenseurs qui revenaient pour faire entrer le ballon dans les buts. Luque fut l’auteur du but final, qui porta le score à 3-1.
Si cette deuxième défaite consécutive en finale de Coupe du Monde de la FIFA gagna aux Pays-Bas la sympathie du monde entier, les Argentins eurent quant à eux le bonheur de soulever la coupe dans les airs sous une pluie de serpentins bleus et blancs.

1974 République Fédérale d’Allemagne

Lors de l’édition de 1974 en République Fédérale d’Allemagne le « Telstar » fut repris sous la forme du « Durlast ».
En finale, le pays organisateur affronta les Pays-Bas, l’équipe la plus talentueuse du moment. Après une entame spectaculaire – un raid solitaire d’un bout à l’autre du terrain – le grand Johan Cruyff fut taclé par Hoeness dans la surface de réparation.
Neeskens convertit le coup franc alors que les Allemands n’avaient pas encore pu toucher la balle. Obtenant à leur tour un penalty à la suite d’une faute de Wim Jansen sur Paul Breitner, ceux-ci commencèrent par égaliser 1-1 avant que Müller ne scelle la victoire sur une passe de Bonhof, marquant son 68e but en sélection nationale et permettant ainsi à Franz Beckenbauer, autre grande star du football allemand, de soulever enfin le trophée de la Coupe du Monde de la FIFA après deux tentatives manquées.

1970 Mexique

L’édition de 1970 au Mexique vit s’ouvrir l’ère adidas, qui perdure encore aujourd’hui. L’équipementier allemand devint alors fournisseur officiel des ballons de la Coupe du Monde de la FIFA. Pour la première fois aussi, le ballon reçut un nom, « Telstar », comme le petit satellite de communication sphérique qui avait été lancé depuis la Floride en 1962, rendu célèbre dans le monde entier par le tube du même nom de « The Tornados ». Le ballon en cuir, constitué de 20 hexagones blancs et de 12 pentagones noirs, était la parfaite réplique du satellite qui retransmettait les matches de la compétition. De nombreux designs remplacèrent par la suite celui du « Telstar », mais c’est celui-ci qui, invariablement repris par les artistes, les graphistes et les illustrateurs de bande dessinée, incarne à tout jamais le ballon de football. adidas fournit seulement 20 ballons pour la compétition finale, mais 600 000 ventes auraient été réalisées après la compétition.
En finale s’affrontèrent le Brésil et l’Italie, qui cultivaient deux styles opposés, offensif pour le premier, défensif pour le second. Le Brésil ouvrit la marque sur une tête spectaculaire de Pelé. Une talonnade désinvolte de Clodoaldo permit à l’Italie d’égaliser, mais Gerson redonna l’avantage au Brésil grâce à un tir rasant qui porta le score à 2-1. Jairzinho, seul joueur auteur d’un but à chaque match, trouva la lucarne pour un troisième but avant que le capitaine Carlos Alberto n’enfonce le clou d’une frappe puissante et splendide.
En remportant pour la troisième fois le titre de champion du monde, les Brésiliens gagnèrent le droit de conserver définitivement le trophée Jules Rimet.

1966 Angleterre

Pour la Coupe du Monde de la FIFA organisée en Angleterre en 1966, la Fédération de Football Anglaise organisa un concours entre les plus grands fabricants pour choisir le ballon de la compétition et les invita, à cette fin, à fournir un ballon sans marque distinctive.
Slazenger, basé à Dewsbury dans le Yorkshire, faisait partie des concurrents. Malcolm Wainwright, alors âgé de 32 ans, considéré comme le meilleur couseur de l’entreprise où il travaillait depuis l’âge de 15 ans, fut chargé de réaliser le ballon modèle. « J’ai fabriqué une vingtaine de ballons au total », affirme-t-il. « C’étaient des ballons constitués de 24 panneaux, soit six bandes de respectivement quatre panneaux de cuir. Les parties centrales des bandes étaient renforcées par une couture supplémentaire à angles droits, pour plus de solidité. On m’a demandé d’y apporter un soin particulier. »
« Le directeur pesa les ballons et les contrôla visuellement. Son expérience lui permettait de voir du premier coup d’œil si le ballon était parfaitement sphérique et si les coutures étaient parfaites ou non. Il sélectionna le meilleur et l’envoya à Londres. »
Les ballons furent numérotés et alignés sur une table, au siège de la FA à Londres. Ils furent examinés par des spécialistes qui contrôlèrent différents aspects tels que la circonférence, la perte de pression, le poids ou le rebond. Celui de Slazenger fut retenu.
Wainwright et sept autres couseurs furent alors chargés de coudre les 300 ballons commandés pour la Coupe du Monde de la FIFA 1966. Chacun d’eux inscrivit son nom à l’intérieur de ses ballons. En effet, les vessies étaient insérées dans les ballons par d’autres ouvriers. Comme les couseurs étaient payés à la pièce, il était important qu’ils récupèrent leurs propres ballons pour effectuer la couture finale.
Le ballon utilisé lors de la finale de 1966, qui se solda par une victoire 4-2 de l’Angleterre sur la RFA, disparut pendant plusieurs années. Il aurait dû revenir à Geoff Hurst, le seul joueur qui ait marqué trois buts lors d’une finale de Coupe du Monde de la FIFA, mais il finit entre les mains du joueur ouest-allemand Helmut Haller. Le fils de celui-ci aurait donc joué avec dans le jardin pendant plusieurs années. Il est aujourd’hui exposé au Musée national du football à Preston, en Angleterre, et conserve à l’intérieur le nom de celui qui l’a cousu, comme un précieux secret.

1962 Chili

Les ballons prévus pour la Coupe du Monde de la FIFA de 1962 au Chili étaient loin de remplir les critères européens. Ils absorbaient l’eau par temps humide et se décoloraient sous l’effet du soleil. Avant le coup d’envoi du match d’ouverture entre le Chili et la Suisse, l’arbitre anglais Ken Aston, horrifié par l’inspection du ballon, en fit venir un autre, qui n’arriva cependant qu’à la cinquante-cinquième minute. Lors de la plupart des autres matches de la compétition, les ballons locaux furent remplacés par des ballons européens.
En finale, le Brésil, tenant du titre, rencontra les outsiders tchécoslovaques à Santiago. Les Tchèques ouvrirent la marque mais leur gardien Schroif, pourtant considéré comme l’un des meilleurs de la discipline, leur fit gravement défaut. Il laissa tout d’abord Amarildo trouver le chemin des filets d’un angle totalement improbable, se laissa ensuite tromper par Zito puis, après avoir repoussé un centre prometteur de Djalma Santos, relâcha le ballon dans les pieds de Vava qui n’eut plus qu’à le pousser dans les filets pour offrir la victoire aux Brésiliens sur un score de 3-1.

1958 Suède

Si le record des 13 buts inscrits par le Français Just Fontaine au cours de cette compétition est toujours inégalé, ce furent le Brésil et la Suède, pays organisateur, qui se qualifièrent pour la finale à Stockholm.
La Suède ouvrit le score à la surprise générale mais Garrincha, dribblant miraculeusement deux défenseurs, permit à Vava d’égaliser immédiatement. Vingt minutes plus tard, Vava marquait un nouveau but. C’est alors que Pelé, âgé de seulement 17 ans, bloqua le ballon de la cuisse, le fit tournoyer au-dessus de sa tête et, en se retournant à la vitesse de l’éclair, marqua le troisième but sur une volée. Il réussit ensuite le doublé, sur une tête majestueuse. Le Brésil gagna 5-2 et commença à s’imposer comme la plus grande nation de football mondiale, avec dans ses rangs celui qui allait être sacré meilleur joueur de tous les temps.
Le ballon était de nouveau constitué de 18 panneaux, cousus pour la première fois en point zigzag afin de réduire la tension sur les piqûres.

1954 Suisse

La Hongrie avait déjà 2 buts d’avance au bout de 8 minutes lors de la finale à Berne, mais dans les huit minutes qui suivirent, la RFA parvint à égaliser. Malgré la pluie diluvienne qui s’abattait sur les joueurs et sur le public, le gardien allemand Turek, en pleine forme, contrait tous les tirs sur le terrain glissant.
À 5 minutes de la fin, Schäfer centra le ballon dans la surface de réparation. Celui-ci fut réceptionné par Rahn qui partit en courant, sembla s’emmêler et tira du gauche devant le gardien hongrois Grosics impuissant, portant le score à 3-2 pour l’Allemagne.
Il faut dire que la mauvaise forme de Puskas, le grand buteur gaucher des magiques Magyars, ne les a pas aidés à éviter cette défaite – la seule qu’ils aient essuyée entre 1950 et 1956. Le modèle du ballon de cette finale mémorable, constitué de 18 panneaux, fut repris lors des éditions suivantes, jusqu’en 1966

1950 Brésil

Pour l’édition de 1950 – la première d’après-guerre – aussi, le ballon était un ballon traditionnel de fabrication locale constitué de 12 panneaux, mais dont les arêtes avaient été arrondies, pour réduire la tension sur les coutures.
L’un des temps forts de cette compétition fut le match entre les géants anglais et les États-Unis à Belo Horizonte. À l’époque, le football (« soccer ») était un sport très confidentiel aux États-Unis mais cela n’empêcha pas les Américains de créer la surprise en battant les Anglais 1-0.
L’événement fit tellement sensation que le ballon du match fut gardé en souvenir. Il est aujourd’hui exposé au panthéon du football à Oneonta, dans l’État de New York, aux États-Unis. La finale réserva une autre surprise avec la victoire 2-1 de l’Uruguay sur le Brésil, pays organisateur, contre toute attente.

1938 France

Lors de cette édition, les Italiens, tenants du titre, affrontaient les majestueux Hongrois en finale à Paris.
Dynamiques, ils mirent en œuvre des tactiques modernes, qui faisaient apparaître les Hongrois statiques même si ceux-ci parvinrent à marquer deux buts. L’Italie menait déjà 3-2 grâce à de belles actions au centre et sur les ailes, lorsqu’à dix minutes de la fin, après une habile circulation du ballon, l’avant-centre Piola envoya le cuir dans les filets sur une talonnade de Biavati, portant le score à 4-2.
Un an plus tard, la France était en guerre et douze années allaient s’écouler avant qu’une nouvelle édition de la Coupe du Monde de la FIFA n’ait lieu. Comme lors des deux finales précédentes, le ballon, de fabrication locale, était en cuir marron et constitué de 12 panneaux.

Italie 1934

La finale de la deuxième Coupe du Monde de la FIFA opposa l’Italie et la Tchécoslovaquie. À 8 minutes de la fin, les Tchèques menaient 1-0 lorsque l’Italien Orsi, servi par Guaita, perça la défense tchèque d’un tir du pied du droit après une feinte du gauche. Pour une raison inexpliquée, le ballon fit un écart et contourna le gardien, bras et jambes écartés, pour s’engouffrer dans les buts. L’Italie doubla la mise aux prolongations et remporta le trophée.
Le lendemain, Orsi essaya à 20 reprises de répéter son action pour les photographes, échouant systématiquement, même devant des buts vides !
Le ballon devait être similaire à celui de l’illustration et sa légère déformation à la fin du match expliquerait peut-être sa déviation, qui ne serait donc pas attribuable aux seuls talents d’Orsi.

Uruguay 1930

Le ballon de la compétition de 1930 devait être constitué de 12 panneaux, comme sur l’illustration de gauche, mais en fait deux ballons furent utilisés lors de la finale, qui opposait l’Uruguay, pays organisateur, et l’Argentine. Chacune des équipes voulait imposer son ballon. Celui de l’Uruguay était soi-disant un peu plus gros que celui de l’Argentine, mais comme la circonférence réglementaire du ballon était fixée entre 68 et 70 cm, la différence devait être à peine perceptible. Finalement, le seul moyen de surmonter le désaccord fut d’autoriser le ballon argentin durant la première période et le ballon uruguayen durant la seconde période. À la mi-temps, l’Argentine menait 2-1 et l’Uruguay remporta le match 4-2.

Ballons de la Coupe du Monde de la FIFA

2010 Afrique du Sud

Jabulani is the Official Match Ball of the FIFA World Cup Southafrica 2010 Adidas Jabulani est le ballon officiel de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010

2006 Allemagne

Plus de trois ans de recherche et de développement avaient été nécessaires pour concevoir adidas Teamgeist™, le ballon le plus performant de toute l’histoire de la marque. En offrant une qualité et une performance identique à chaque frappe, ce ballon révolutionnaire qui ne comptait plus que 14 panneaux permit aux joueurs de montrer tout leur talent.
Le nouveau ballon avait été testé sous toutes les coutures, tout d’abord en laboratoire par les spécialistes d’adidas, dans les conditions les plus rudes possibles, puis sur le terrain, avec le concours de joueurs et de clubs professionnels. Des tests complémentaires avaient également été réalisés avec le groupe de recherche en technologie du sport de l’université de Loughborough, l’un des leaders mondiaux dans ce domaine. Ces tests avaient confirmé que le ballon adidas Teamgeist™ était plus rond, plus précis et plus régulier que tous ceux des principaux concurrents.
L’Italie remporta son quatrièmement titre mondial en battant la France aux tirs au but à Berlin. Si, du côté français, le geste marquant de cette finale reste le coup de boule qui a valu un carton rouge à Zinédine Zidane, on se souviendra du triomphe de l’Italie comme d’un succès collectif, pas moins de dix joueurs ayant marqué pour l’Italie durant cette compétition.

2002 Corée/Japon

Le « Fevernova », ballon de la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002, était l’aboutissement de trois ans de recherche du centre technologique adidas de Scheinfeld, dans le sud de l’Allemagne, pour améliorer le « Tricolore ». Il était composé de six couches, à savoir une vessie en latex naturel, recouverte d’un tricot Rachel à trois fils, puis d’une mousse syntactique, d’une couche en polyuréthane, d’un vernis de protection iriodine et pour finir, d’un fil transparent en polyuréthane, résistant à l’abrasion. Il ne comportait plus que deux grandes triades isolées dont les pointes formaient des flèches tournées dans le sens des aiguilles d’une montre, dans les tons de gris, rouge et or. Quant au fond blanc traditionnel, il avait évolué vers un ton champagne. Plus de 2 500 ballons furent fabriqués pour la finale et on estime à six millions le nombre de ces ballons high-tech et de leurs répliques qui furent vendus dans le monde.
À Yokohama, La finale opposait les deux pays le plus souvent sacrés champions du monde, à savoir le Brésil et l’Allemagne. En marquant deux buts en deuxième période, Ronaldo offrit au Brésil sa cinquième étoile et exorcisa ainsi les vieux démons de la finale de France 98. Lors de ce combat de titans équilibré, le talent individuel de Ronaldo fit la différence.

1998 France

Le « Tricolore » utilisé en 1998 fut le premier ballon coloré conçu pour la Coupe du Monde de la FIFA. Ses triades intégraient certains symboles typiques du pays organisateur, la France, à savoir le coq, le TGV et la turbine. Le ballon était à base de « mousse syntactique », un matériau totalement nouveau qui lui assurait une meilleure compression et un rebond plus explosif que les matériaux traditionnels. La mousse était constituée de microbilles de gaz qui assuraient une distribution régulière de l’énergie à chaque frappe.
Cette finale entre le tenant du titre et le pays organisateur était très attendue mais l’équipe brésilienne qui pénétra sur le terrain semblait n’être que le reflet d’elle-même, à commencer par son joueur vedette Ronaldo.
La France était déterminée à décrocher la victoire devant son public, et elle la conquit presque avec facilité grâce aux deux têtes du futur Joueur Mondial de la FIFA 1998, Zinédine Zidane.
Emmanuel Petit porta le score à 3-0. Ainsi, la France, patrie de Jules Rimet, le fondateur de la Coupe du Monde de la FIFA, et semi-finaliste malchanceuse à la fois en 1982 et en 1986 vit-elle sa persévérance récompensée.

1994 États-Unis

Le ballon fut baptisé « Questra » par référence à la « quête de stars » des États-Unis, et des étoiles furent intégrées dans ses triades. Il avait été fabriqué en France, puis soigneusement testé par les équipes et les joueurs à la fois en Europe et aux États-Unis. Il était composé de cinq matériaux différents, recouverts d’une couche extérieure résistante mais élastique, en polyuréthane.
Affrontant l’Italie en finale – un remake de 1970 – le Brésil tenta cette fois-ci vainement de percer la défense italienne. Au bout de 120 minutes de jeu, le score était toujours nul et vierge, notamment parce que Roberto Baggio, l’attaquant phare de l’Italie – quasiment le seul à avoir marqué lors des matches précédents – victime d’un claquage, n’était pas au mieux de sa forme.
Pour la première fois, une finale de Coupe du Monde se décida donc aux tirs aux buts. Dans le camp brésilien, Marcio Santos avait manqué son tir, tout comme Baresi et Massaro du côté italien. Baggio savait qu’il devait absolument marquer mais son tir s’envola au-dessus de la barre de Taffarel et les Brésiliens retrouvèrent leur titre de champions du monde.

1990 Italie

Dans les triades de l’« Etrusco » figuraient des têtes de lion étrusques. Il s’agissait de nouveau d’un ballon composé de plusieurs couches entièrement synthétiques qui lui conféraient différentes propriétés. Celle en latex lui donnait la stabilité nécessaire et lui permettait de résister aux déchirures, celle en néoprène assurait son étanchéité, quant à la couche extérieure en polyuréthane, elle lui permettait de résister à l’abrasion et assurait un rebond parfait.
Cette nouvelle rencontre de l’Argentine et de la République Fédérale d’Allemagne, en Coupe du Monde de la FIFA ne fut qu’une pâle réplique de la précédente.
L’unique but de ce match très décevant fut marqué par Brehme, sur coup franc, à la 85e minute, après une faute sur Völler.
Deux Argentins furent expulsés : Monzon, après avoir taclé Klinsmann et, à la 87e minute, Dezotti pour avoir essayé d’arracher le ballon à Kohler, qui selon lui jouait la montre. Déjà sacré champion du monde comme joueur, Franz Beckenbauer le devint ainsi également comme sélectionneur, ce qu’une seule personne avait réussi avant lui.

1986 Mexique

L’ « Azteca » était un tout nouveau modèle, le premier ballon entièrement synthétique, composé de différentes couches qui lui conféraient chacune une propriété différente, telle que la résistance, l’indéformabilité ou l’imperméabilité. Il se distinguait également par son design totalement novateur, des triades à la manière d’une fresque aztèque.
La finale eut lieu entre une équipe allemande très combative, dirigée par l’ancien capitaine Franz Beckenbauer et une Argentine inspirée.
La victoire semblait acquise à l’Argentine qui menait 2-0 en deuxième période, mais s’arc-boutant sur sa détermination, l’Allemagne parvient à égaliser à la 82e minute – comme elle l’avait déjà fait en finale de Coupe du Monde.
Portée par le public, l’Argentine monta à l’assaut et Burruchaga, sur une passe tout en finesse de Maradona, porta le score à 3-2 en envoyant le ballon dans la lucarne de Schumacher.
Sans marquer directement, Maradona montra clairement, lors de cette finale, qu’il était le meilleur joueur mondial du moment.

1982 Espagne

Le « Tango España » conçu pour Espagne 1982 fut le premier modèle alliant le cuir véritable et le cuir synthétique. Son revêtement en polyuréthane améliorait son étanchéité.
Nul ne peut accuser l’Italie de s’être reposée sur son exceptionnel gardien Dino Zoff, âgé de 40 ans, lors de la finale contre l’Allemagne, qui finit par succomber à la pression constante de son adversaire.
À la 59e minute, Paolo Rossi qui avait déjà marqué 5 buts lors des deux précédents matches, donne la victoire à l’Italie en marquant sur un centre de Gentile. L’Italie gagna 3-1 en se payant le luxe de manquer un penalty!

1978 Argentine

Chez adidas, la tradition de donner un nom aux ballons de la Coupe du Monde de la FIFA était désormais bien ancrée, et celui d’Argentine 1978 fut baptisé « Tango », par référence au pays organisateur. Les pentagones laissèrent aussi pour la première fois la place aux triades.
L’équipe organisatrice arriva sur le terrain avec cinq minutes de retard pour disputer la finale à Buneos Aires, ce qui mit les Néerlandais en fureur et les amena à troquer leur « football total » contre un football aussi agressif que celui des Argentins.
Kempes fit la différence en marquant deux buts. Le deuxième, marqué dans les prolongations, tint le public en haleine puisqu’il lui fallut dribbler devant deux défenseurs, faire face à la sortie du gardien, puis devancer encore deux défenseurs qui revenaient pour faire entrer le ballon dans les buts. Luque fut l’auteur du but final, qui porta le score à 3-1.
Si cette deuxième défaite consécutive en finale de Coupe du Monde de la FIFA gagna aux Pays-Bas la sympathie du monde entier, les Argentins eurent quant à eux le bonheur de soulever la coupe dans les airs sous une pluie de serpentins bleus et blancs.

1974 République Fédérale d’Allemagne

Lors de l’édition de 1974 en République Fédérale d’Allemagne le « Telstar » fut repris sous la forme du « Durlast ».
En finale, le pays organisateur affronta les Pays-Bas, l’équipe la plus talentueuse du moment. Après une entame spectaculaire – un raid solitaire d’un bout à l’autre du terrain – le grand Johan Cruyff fut taclé par Hoeness dans la surface de réparation.
Neeskens convertit le coup franc alors que les Allemands n’avaient pas encore pu toucher la balle. Obtenant à leur tour un penalty à la suite d’une faute de Wim Jansen sur Paul Breitner, ceux-ci commencèrent par égaliser 1-1 avant que Müller ne scelle la victoire sur une passe de Bonhof, marquant son 68e but en sélection nationale et permettant ainsi à Franz Beckenbauer, autre grande star du football allemand, de soulever enfin le trophée de la Coupe du Monde de la FIFA après deux tentatives manquées.

1970 Mexique

L’édition de 1970 au Mexique vit s’ouvrir l’ère adidas, qui perdure encore aujourd’hui. L’équipementier allemand devint alors fournisseur officiel des ballons de la Coupe du Monde de la FIFA. Pour la première fois aussi, le ballon reçut un nom, « Telstar », comme le petit satellite de communication sphérique qui avait été lancé depuis la Floride en 1962, rendu célèbre dans le monde entier par le tube du même nom de « The Tornados ». Le ballon en cuir, constitué de 20 hexagones blancs et de 12 pentagones noirs, était la parfaite réplique du satellite qui retransmettait les matches de la compétition. De nombreux designs remplacèrent par la suite celui du « Telstar », mais c’est celui-ci qui, invariablement repris par les artistes, les graphistes et les illustrateurs de bande dessinée, incarne à tout jamais le ballon de football. adidas fournit seulement 20 ballons pour la compétition finale, mais 600 000 ventes auraient été réalisées après la compétition.
En finale s’affrontèrent le Brésil et l’Italie, qui cultivaient deux styles opposés, offensif pour le premier, défensif pour le second. Le Brésil ouvrit la marque sur une tête spectaculaire de Pelé. Une talonnade désinvolte de Clodoaldo permit à l’Italie d’égaliser, mais Gerson redonna l’avantage au Brésil grâce à un tir rasant qui porta le score à 2-1. Jairzinho, seul joueur auteur d’un but à chaque match, trouva la lucarne pour un troisième but avant que le capitaine Carlos Alberto n’enfonce le clou d’une frappe puissante et splendide.
En remportant pour la troisième fois le titre de champion du monde, les Brésiliens gagnèrent le droit de conserver définitivement le trophée Jules Rimet.

1966 Angleterre

Pour la Coupe du Monde de la FIFA organisée en Angleterre en 1966, la Fédération de Football Anglaise organisa un concours entre les plus grands fabricants pour choisir le ballon de la compétition et les invita, à cette fin, à fournir un ballon sans marque distinctive.
Slazenger, basé à Dewsbury dans le Yorkshire, faisait partie des concurrents. Malcolm Wainwright, alors âgé de 32 ans, considéré comme le meilleur couseur de l’entreprise où il travaillait depuis l’âge de 15 ans, fut chargé de réaliser le ballon modèle. « J’ai fabriqué une vingtaine de ballons au total », affirme-t-il. « C’étaient des ballons constitués de 24 panneaux, soit six bandes de respectivement quatre panneaux de cuir. Les parties centrales des bandes étaient renforcées par une couture supplémentaire à angles droits, pour plus de solidité. On m’a demandé d’y apporter un soin particulier. »
« Le directeur pesa les ballons et les contrôla visuellement. Son expérience lui permettait de voir du premier coup d’œil si le ballon était parfaitement sphérique et si les coutures étaient parfaites ou non. Il sélectionna le meilleur et l’envoya à Londres. »
Les ballons furent numérotés et alignés sur une table, au siège de la FA à Londres. Ils furent examinés par des spécialistes qui contrôlèrent différents aspects tels que la circonférence, la perte de pression, le poids ou le rebond. Celui de Slazenger fut retenu.
Wainwright et sept autres couseurs furent alors chargés de coudre les 300 ballons commandés pour la Coupe du Monde de la FIFA 1966. Chacun d’eux inscrivit son nom à l’intérieur de ses ballons. En effet, les vessies étaient insérées dans les ballons par d’autres ouvriers. Comme les couseurs étaient payés à la pièce, il était important qu’ils récupèrent leurs propres ballons pour effectuer la couture finale.
Le ballon utilisé lors de la finale de 1966, qui se solda par une victoire 4-2 de l’Angleterre sur la RFA, disparut pendant plusieurs années. Il aurait dû revenir à Geoff Hurst, le seul joueur qui ait marqué trois buts lors d’une finale de Coupe du Monde de la FIFA, mais il finit entre les mains du joueur ouest-allemand Helmut Haller. Le fils de celui-ci aurait donc joué avec dans le jardin pendant plusieurs années. Il est aujourd’hui exposé au Musée national du football à Preston, en Angleterre, et conserve à l’intérieur le nom de celui qui l’a cousu, comme un précieux secret.

1962 Chili

Les ballons prévus pour la Coupe du Monde de la FIFA de 1962 au Chili étaient loin de remplir les critères européens. Ils absorbaient l’eau par temps humide et se décoloraient sous l’effet du soleil. Avant le coup d’envoi du match d’ouverture entre le Chili et la Suisse, l’arbitre anglais Ken Aston, horrifié par l’inspection du ballon, en fit venir un autre, qui n’arriva cependant qu’à la cinquante-cinquième minute. Lors de la plupart des autres matches de la compétition, les ballons locaux furent remplacés par des ballons européens.
En finale, le Brésil, tenant du titre, rencontra les outsiders tchécoslovaques à Santiago. Les Tchèques ouvrirent la marque mais leur gardien Schroif, pourtant considéré comme l’un des meilleurs de la discipline, leur fit gravement défaut. Il laissa tout d’abord Amarildo trouver le chemin des filets d’un angle totalement improbable, se laissa ensuite tromper par Zito puis, après avoir repoussé un centre prometteur de Djalma Santos, relâcha le ballon dans les pieds de Vava qui n’eut plus qu’à le pousser dans les filets pour offrir la victoire aux Brésiliens sur un score de 3-1.

1958 Suède

Si le record des 13 buts inscrits par le Français Just Fontaine au cours de cette compétition est toujours inégalé, ce furent le Brésil et la Suède, pays organisateur, qui se qualifièrent pour la finale à Stockholm.
La Suède ouvrit le score à la surprise générale mais Garrincha, dribblant miraculeusement deux défenseurs, permit à Vava d’égaliser immédiatement. Vingt minutes plus tard, Vava marquait un nouveau but. C’est alors que Pelé, âgé de seulement 17 ans, bloqua le ballon de la cuisse, le fit tournoyer au-dessus de sa tête et, en se retournant à la vitesse de l’éclair, marqua le troisième but sur une volée. Il réussit ensuite le doublé, sur une tête majestueuse. Le Brésil gagna 5-2 et commença à s’imposer comme la plus grande nation de football mondiale, avec dans ses rangs celui qui allait être sacré meilleur joueur de tous les temps.
Le ballon était de nouveau constitué de 18 panneaux, cousus pour la première fois en point zigzag afin de réduire la tension sur les piqûres.

1954 Suisse

La Hongrie avait déjà 2 buts d’avance au bout de 8 minutes lors de la finale à Berne, mais dans les huit minutes qui suivirent, la RFA parvint à égaliser. Malgré la pluie diluvienne qui s’abattait sur les joueurs et sur le public, le gardien allemand Turek, en pleine forme, contrait tous les tirs sur le terrain glissant.
À 5 minutes de la fin, Schäfer centra le ballon dans la surface de réparation. Celui-ci fut réceptionné par Rahn qui partit en courant, sembla s’emmêler et tira du gauche devant le gardien hongrois Grosics impuissant, portant le score à 3-2 pour l’Allemagne.
Il faut dire que la mauvaise forme de Puskas, le grand buteur gaucher des magiques Magyars, ne les a pas aidés à éviter cette défaite – la seule qu’ils aient essuyée entre 1950 et 1956. Le modèle du ballon de cette finale mémorable, constitué de 18 panneaux, fut repris lors des éditions suivantes, jusqu’en 1966

1950 Brésil

Pour l’édition de 1950 – la première d’après-guerre – aussi, le ballon était un ballon traditionnel de fabrication locale constitué de 12 panneaux, mais dont les arêtes avaient été arrondies, pour réduire la tension sur les coutures.
L’un des temps forts de cette compétition fut le match entre les géants anglais et les États-Unis à Belo Horizonte. À l’époque, le football (« soccer ») était un sport très confidentiel aux États-Unis mais cela n’empêcha pas les Américains de créer la surprise en battant les Anglais 1-0.
L’événement fit tellement sensation que le ballon du match fut gardé en souvenir. Il est aujourd’hui exposé au panthéon du football à Oneonta, dans l’État de New York, aux États-Unis. La finale réserva une autre surprise avec la victoire 2-1 de l’Uruguay sur le Brésil, pays organisateur, contre toute attente.

1938 France

Lors de cette édition, les Italiens, tenants du titre, affrontaient les majestueux Hongrois en finale à Paris.
Dynamiques, ils mirent en œuvre des tactiques modernes, qui faisaient apparaître les Hongrois statiques même si ceux-ci parvinrent à marquer deux buts. L’Italie menait déjà 3-2 grâce à de belles actions au centre et sur les ailes, lorsqu’à dix minutes de la fin, après une habile circulation du ballon, l’avant-centre Piola envoya le cuir dans les filets sur une talonnade de Biavati, portant le score à 4-2.
Un an plus tard, la France était en guerre et douze années allaient s’écouler avant qu’une nouvelle édition de la Coupe du Monde de la FIFA n’ait lieu. Comme lors des deux finales précédentes, le ballon, de fabrication locale, était en cuir marron et constitué de 12 panneaux.

Italie 1934

La finale de la deuxième Coupe du Monde de la FIFA opposa l’Italie et la Tchécoslovaquie. À 8 minutes de la fin, les Tchèques menaient 1-0 lorsque l’Italien Orsi, servi par Guaita, perça la défense tchèque d’un tir du pied du droit après une feinte du gauche. Pour une raison inexpliquée, le ballon fit un écart et contourna le gardien, bras et jambes écartés, pour s’engouffrer dans les buts. L’Italie doubla la mise aux prolongations et remporta le trophée.
Le lendemain, Orsi essaya à 20 reprises de répéter son action pour les photographes, échouant systématiquement, même devant des buts vides !
Le ballon devait être similaire à celui de l’illustration et sa légère déformation à la fin du match expliquerait peut-être sa déviation, qui ne serait donc pas attribuable aux seuls talents d’Orsi.

Uruguay 1930

Le ballon de la compétition de 1930 devait être constitué de 12 panneaux, comme sur l’illustration de gauche, mais en fait deux ballons furent utilisés lors de la finale, qui opposait l’Uruguay, pays organisateur, et l’Argentine. Chacune des équipes voulait imposer son ballon. Celui de l’Uruguay était soi-disant un peu plus gros que celui de l’Argentine, mais comme la circonférence réglementaire du ballon était fixée entre 68 et 70 cm, la différence devait être à peine perceptible. Finalement, le seul moyen de surmonter le désaccord fut d’autoriser le ballon argentin durant la première période et le ballon uruguayen durant la seconde période. À la mi-temps, l’Argentine menait 2-1 et l’Uruguay remporta le match 4-2.

Le «Speedcell» :
le ballon idéal pour un football parfait 

Speedcell

Il y a quelques mois, adidas a présenté le SPEEDCELL, le ballon officiel de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2011TM.

C’est tout d’abord son design innovant qui attire l’œil, même si beaucoup seront aussi sensibles à ses couleurs rafraîchissantes. Maniant habilement le symbole, le SPEEDCELL reflète des valeurs centrales du football, que sont notamment la rapidité, la puissance et la finesse technique.

L’on apercevra sur son revêtement extérieur onze lignes qui rappellent évidemment les onze joueurs d’une équipe de football, l’esprit d’équipe et la solidarité inhérente à ce sport collectif.

La rapidité à l’honneur pour le plus grand bonheur des joueuses

Si ce nouveau ballon ravit par son aspect visuel, il convainc également par ses innovations techniques.

Tout comme les précédents ballons officiels de Coupe du Monde certifiés par le label de qualité de la FIFA, ce nouveau modèle offre des trajectoires stables et un contact idéal avec la chaussure, et de ce fait une précision et une grande réactivité.

Un ballon sans couture grâce à de nouvelles technologies

Grâce à sa surface sans couture, le ballon est doté d’une exceptionnelle sphéricité constante, satisfaisant ainsi pleinement l’exigeant critère du label de qualité de la FIFA. Ce ballon remplit également toutes les autres exigences du concept de qualité de la FIFA pour les ballons. Ainsi offre-t-il aux joueurs, en dépit d’un jeu toujours plus rapide, une grande maîtrise du ballon et un confort de jeu optimal.

Un haut niveau de qualité grâce à un label exigeant

Certifié par le meilleur label de qualité de la FIFA, le SPEEDCELL est d’une qualité exceptionnelle. Ballon officiel de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2011TM, il sera également utilisé par des équipes nationales masculines. Les tests de qualité effectués par la FIFA sur les ballons sont les mêmes pour tous, qu’il s’agisse d’un ballon officiel d’une Coupe du Monde masculine ou féminine. Ce qui fait la différence, c’est la qualité exceptionnelle du ballon lui-même ainsi que la performance des joueurs, deux facteurs qui déterminent en fin de compte la réussite et l’attrait d’un match.

En conclusion, le ballon officiel de la Coupe du Monde Féminine 2011TM répond aux exigences du football moderne qui attire toujours plus de supporters et est de plus en plus technique. 

Ball Evolution

3000 Years Ago

Who knows when the game began? Kicking is a fairly instinctive activity so no doubt Stone Age man gave a rock or bone the occasional thump with his foot and then perhaps one day someone kicked it back and it all began there.
However, the first indications of an early formal form of football date back 3,000 years to Ancient China. A game played with a ball of animal skins stuffed with hair or feathers was kicked between poles some 10 metres high and was most likely used for military training. By 50AD, the game was named tsu chu and early records compare the round ball and square goal to Yin and Yang, the ancient symbols of harmony.

The Greeks and Romans were the greatest exponents of games and built arenas all over their empire and staged everything from chariot racing to gladiatorial combats where serious injury or death were taken as a matter of course and all part of an enjoyable entertainment. Kicking a ball seems tame in comparison, nevertheless there are indications that they did play a type of football, too. In the case of the Greeks it was called episkyres and the Romans harpustum - but both were mainly ball-carrying games.
Harpastum is taken from the Greek word Harpazein to seize. The ball was small, about the size of a grapefruit, and hard, not least because it was stuffed with sand. Play would take place on a marked-out pitch with each player taking a position on the field as today and teams probably consisted of 12 players. The game itself was more like rugby with more throwing than kicking and required considerable agility. The rules, it appears, involved a sort of inverted form of football with the objective being to keep the ball behind one’s own half of the centre line and not allow the opponents to get it. Goals were scored if the ball hit the ground.
The Vikings are reported to have kicked the heads of their enemies about which was not very pleasant behaviour but the somewhat more civilised societies such as the Japanese, Persians, Egyptians, Assyrians and North American Indians all played forms of ball games. The Aztecs in Mexico developed their own kicking game which played with a stone covered in a thick coating of gum. The game known as tlatchi was played between two seven-man teams and was a very important cultural activity. Games were even played in purpose-built stadia and huge sums of money gambled on the results.
The whole essence of football is its most simple implement - the ball. And it has to be a particular type of ball, too, with the ability to fly through the air as directed by the player and - most importantly - to bounce predictably. It was really only the development of the bouncing ball and the sheer fun of kicking it in a wide variety of ways which has made football the world’s most popular and successful game

The Middle Ages

It wasn’t until the early Middle Ages, when the first bouncing balls were constructed, that the game became a little more like the football we know today.
J.J. Jusserand, an authority on both French and English mediaeval history, maintains that mass football came to England with the Norman Conquest in 1066, since the Normans played many games for relaxation and entertainment.
Certainly, the French, and in Brittany in particular, were playing a form of mass football in the early middle ages. It was known as ‘La Soule’ or ‘Choule’ but the origins of the name are not clear. It could come from ‘sol’ meaning sun, or ‘solea’ meaning sole of the boot, or even ‘choler’ to kick.
The ball itself was generally solid, made of leather or wood and often filled with hair or moss and the aim was to score a goal - which could be a stream or a tree or a wall - by hitting it with the ball.

Hundreds of men often took part, there were no real rules and it usually turned into a mass combat with no holds barred. Such was the frenzy that a trail of battered and bleeding bodies was often left in the wake of the scrum. It is claimed that, on one occasion, men drowned as they frantically chased the ball into the sea during a game and, on another, 40 men were said to have drowned in a pond at Pont l’Abbe. Such was damage to individuals that more than one French king banned the game.

Mass football probably came to England with the Normans. This steel engraving on 1835 shows ‘La Soule’ which was a violent form of football played in Normady and Brittany in Mediaeval times. Illustration courtesy of the National Football Museum, Preston, UK


Mass football probably came to England with the Normans. Mobs of apprentices played a crude form of fooball through the streets of Mediaeval London - a boisterous activity highly unpopular with the rest in the city’s inhabitants! Vestiges of this mob game are still around today and can be found, for example, in th Calcio played in Florence.

In Medieval times, footballs were made from anything that could be kicked. This early leather wine carrier served the purpose very well.
The Ashbourne ball, used in the town’s annual Shrovetide game, is made especially each year and highly-decorated. But after a day of being kicked from one end of the mile-long ‘pitch’ to the other it is usually very battered

In England, mediaeval apprentices played a crude form of football through the streets of towns and cities usually using home-made balls such as leather wine bottles filled with something like cork shavings. These gangs of youths tearing through city streets kicked, punched, carried and generally forced the ball towards a goal. In England, too, the monarchy often tried to stop such activities and in 1365, King Edward III decided to ban football for military reasons - since the troops preferred it to fighting or even practising their archery.

At some unknown point someone discovered that inflated pigs’ bladders were very kickable and bounced extremely well and these were incorporated into many games. It is not clear how the bladder was inflated but there is evidence at the time of simple pumps being used to force air into the ‘ball’. If the bounce was entirely unpredictable because of the shape of the bladder, then that all added to the fun. The trouble was the ferocity and violence of these mob games often caused such a ball to burst. So the balls began to be encased in leather to give them strength.
The game continued to flourish. On Shrove Tuesday and other religious festival days in many English and Scottish towns, football became a tradition and mobs of up to 500 rampaged through the streets leaving trail of damage to property and numerous broken limbs and black eyes. It wasn’t so much a game of football more of an excuse for a mass fight. There were even a few deaths! In fact, today’s so-called “football hooliganism’ bears considerable resemblance to yesterday’s game of football!

Vestiges of this mob game are still around today and can be found, for example, in the Calcio played in Florence in Italy Italy and the Shrovetide Football in Ashbourne in Derbyshire in England. The Ashbourne ball is much bigger than a normal football. It is filled with cork and is beautifully painted at the start of the match but, sadly, this is artistry is much kicked and scuffed off the surface by the end of the day.

The Oldest Ball

The oldest leather football in existence is probably over 450 years old and was found hidden in the rafters above Mary Queen of Scots’ bedroom in Stirling Castle in Scotland as recently as 1999. The ball itself was constructed of a pig’s bladder with a grey leather casing sewn around it. The Queen is understood to have thrown the ball from her balcony at the start of matches between the staff of the royal household and soldiers. The matches were generally free-for-alls between dozens of men and probably bear more relation to modern rugby than to association football.

No one is sure how the ball came to be jammed in the rafters but there is a strong possibility that it stuck there having been kicked through the open window. A poem written in the Scots dialect in 2001 by James Robertson tells the tale as he imagines it happened:

The ball from Stirling Castle which Mary Queen of Scots allegedly threw from her boudoir into the courtyard below to start a game of football between the troops garrisoned there.

Association Football

The game of football spread from schools to universities and then to ‘Old Boys’ teams (former school pupils) and then clubs. Until this time pupils from the same school had only been able to play each other because all the rules were different for each establishment. But, at this point, teams began to get together to try and form some kind of universal rules so that the different teams could actually play each other, too.
In 1848, many of those public schoolboys who had been to Eton, Harrow, Westminster, Charterhouse, Shrewsbury and the like got together to set out a common form of rules so that they could ‘associate” or play together. They were known as the Cambridge Rules and consisted of 14 points, many of which were different from today’ Laws of the Game. For instance, a player could not catch a ball but he could stop it with his hands and was offside if he was in front of the ball.
In 1857, Sheffield Wednesday, the first football club that was not allied to a school or university, was formed and it, too, developed its own set of rules which included the strange fact that players had to wear coloured caps to identify the two teams. This must have made heading the ball a somewhat unreliable tactic!
However, such was the increasing popularity of the game that, on 26th October 1863, 11 teams got together to form the Football Association and develop a set of uniform rules. They included some famous names still in existence today in the English Football League - Notts County, Sheffield Wednesday and Preston North End to name but three. This is probably the most significant date in the history of the game and is why the FA has the honour of being the only football association in the world which does not have its country’s name in its title.
At this time, there were no specifications about the ball itself. In fact, the first time that a standard-sized ball seems to have been specified was for a representative game between the London Football Association and Sheffield Association in 1866, when it was stated that a ‘Lilywhite’s Number 5’ must be used. Later, it was proposed that a fixed size of ball should be used for the FA’s Challenge Cup Competition. Again, the general agreement was that the Lillywhite’s Number 5 should be used.

Eventually, the rule for the FA Challenge Cup became that the ball should have average circumference of not less than 27 inches (68.5 cm) and not more than 28 inches (71 cm). This rule then became the norm for all games in 1883. A standard weight of from 12 to 15 ounces (340 to 425 grammes) in 1889. This was changed again 1937 to become 14 to 16 ounces (397 to 453 grammes).

The Popular Game

Life for working men up to the 19th century didn’t leave much time for sport. People worked six days a week and were expected to go to church on Sunday and certainly not indulge in any boisterous activity on such a holy day.

But the industrial revolution in England led to a change in the way ordinary people lived their lives. New machinery was being used on the land, so farming was becoming less labour-intensive but, at the same time, machines were being developed for manufacturing and thousands of people flocked from rural lives into the cities to work in the factories.

Factory work was hard, dull and repetitive but generally work finished on Saturday lunchtime. The men needed a release from the drudgery of their weekday work and so football became the ideal outlet. And as the game spread fast in the latter part of the 19th century, leagues were formed and the need for equipment, the ball in particular, became ever greater.
By the 1870s professionalism had begun to creep into the game, albeit illegally, when a Scotsman called J.J. Laing admitted he was being paid by Sheffield Wednesday. By 1885 the FA decided that it had to do something about the increasing practice of under-cover payments so they made it official but with such restrictions on transfers between clubs and on where a player might live that players were left with little bargaining power. But nevertheless the beginnings of the professional game had been born.

Évolution du ballon

Époque préhistorique

Qui peut dire à quand remontent les origines du football ? Taper dans un ballon est quasiment un réflexe, aussi peut-on imaginer que tout a commencé à l’Âge de pierre, lorsque qu’un homme préhistorique a tapé dans un caillou ou dans un os et qu’un autre homme préhistorique le lui a renvoyé.
Quoi qu’il en soit, les témoignages d’une première forme de football remontent à la Chine ancienne, il y a 3000 ans. Il existait en effet un jeu qui consistait à envoyer du pied entre deux poteaux hauts d’une dizaine de mètres, un ballon en peau d’animal rempli de cheveux ou de plumes, et qui devait servir à l’entraînement militaire. Vers 50 av. J.C., des récits et des dessins évoquent le « tsu chu » (ou « cuju ») et comparent le ballon rond et les buts carrés au yin et au yang, symboles anciens de l’harmonie.

Le football est probablement né en Chine il y a 3000 ans. Cette aquarelle du 19e s. représente une scène de Kemari, variante japonaise plus cérémonielle du jeu. Reproduction du Musée National du Football, Preston, Grande-Bretagne

Comme les Grecs qui pratiquaient l’Episkyros, les Romains, qui construisirent des arènes dans tout l’empire pour les courses de chars et les combats de gladiateurs sanglants dont ils étaient très friands, semblent avoir apprécié le plus inoffensif jeu de balle, Harpastum (dérivé du mot grec « harpazein » qui signifie « saisir »), deux variantes du jeu de balle où le ballon était plutôt porté à la main. Chez les Romains, le ballon avait la taille d’un pamplemousse et était dur, notamment en raison du sable dont il était rempli. Les deux équipes, constituées probablement de 12 joueurs, jouaient l’une en face de l’autre, sur un terrain délimité par des lignes, comme aujourd’hui. Le jeu requérait une très grande agilité et, faisant une plus large place au lancer de ballon qu’au tir au pied, il était plus proche du rugby. Les règles, à ce qu’il semble, étaient à l’inverse de celles du football, l’objectif étant de conserver le ballon derrière sa propre moitié de terrain et d’en barrer l’accès à l’adversaire. Un but était marqué lorsque le ballon touchait le sol.
On raconte que les Vikings utilisaient le ballon pour tirer dans la tête de leurs ennemis, mais d’autres civilisations comme celles des Japonais, des Perses, des Égyptiens, des Assyriens et des Indiens d’Amérique du Nord, pratiquaient des jeux de balle. Au Mexique, les Aztèques avaient aussi leur propre jeu de balle au pied, le « tlatchi », qui se jouait avec une pierre recouverte d’une épaisse couche de gomme. Activité culturelle très importante, il se jouait à deux équipes de 7 personnes dans des stades spécialement conçus à cet effet et donnait lieu à des paris.
Essence même du football, le ballon doit donc avoir des propriétés particulières, pouvoir suivre la trajectoire que lui imprime le joueur et – le plus important – rebondir de manière prévisible. En effet, c’est bien au rebond et au plaisir que procure la frappe du ballon sous toutes ses formes, que le football doit son succès universel.

Évolution du ballon

Époque médiévale

C’est seulement au début du Moyen-Âge, lorsque furent fabriqués les premiers ballons capables de rebondir, que le jeu de balle se mit à ressembler un peu plus au football que nous connaissons aujourd’hui.

Selon J.J. Jusserand, grand spécialiste de l’histoire médiévale aussi bien française qu’anglaise, le football comme jeu de foule a été introduit en Angleterre lors de la conquête normande en 1066. Il faisait partie des jeux que pratiquaient les Normands pour se détendre et se divertir.

Le football comme jeu de foule fut probablement introduit en Angleterre par les Normands. Cette gravure sur acier datant de 1835 représente une partie de « soule », forme de football violente pratiquée en Normandie et en Bretagne au Moyen-Âge. Reproduction du Musée National du Football, Preston, Grande-Bretagne.
Au Moyen-Âge, tout ce dans quoi on pouvait taper avec le pied pouvait faire office de ballon. Cet ancien récipient à vin en est un bon exemple.
Le ballon utilisé pour le « Royal Shrovetide football » est fabriqué tout spécialement chaque année et richement décoré, pour être ensuite plutôt malmené pendant une journée entière sur le « terrain » qui s’étend sur plusieurs kilomètres. 
Reproduction du Musée national du football, Preston, Grande-Bretagne.

Il ne fait aucun doute que les Français, et plus particulièrement les Bretons, ont pratiqué une forme de football au début du Moyen-Âge. Le jeu était alors appelé « Soule » ou « Choule », mais les origines de ce nom restent obscures. Cette appellation pourrait venir de « sol » qui signifie soleil, ou de « solea » la semelle du soulier, ou même de « choler » (« tirer »). 

Le ballon était généralement solide, en cuir ou en bois, et souvent rempli de cheveux ou de mousse, l’objectif étant de marquer un but en touchant celui-ci – qui pouvait être un ruisseau ou un arbre ou un mur – avec le ballon.
Les participants étaient souvent plusieurs centaines, il n’y avait pas vraiment de règles et le jeu tournait généralement au pugilat où tous les coups sont permis. La frénésie des joueurs était telle qu’un amas de corps battus et sanglants gisait souvent sur le sol à la fin de la partie. Selon la légende, des hommes se seraient noyé au cours d’une partie en pourchassant frénétiquement le ballon dans la mer et, au cours d’une autre partie, 40 hommes auraient péri noyés dans une mare à Pont-l’Abbé. Ce jeu était tellement violent que plusieurs rois de France l’interdirent.

En Angleterre, au Moyen-Âge, les apprentis pratiquaient une forme de football rudimentaire dans les rues, en utilisant généralement des ballons faits maison tels que des bouteilles de vin en cuir remplies par exemple de copeaux de liège. Ces bandes de jeunes dévalaient les rues de la ville en frappant, portant, tirant dans le ballon et finissaient généralement parle faire entrer de force dans un but. Là aussi, la monarchie tenta souvent de faire cesser cette pratique et, en 1365, le roi Edward III décida d’interdire le jeu pour des raisons militaires, parce que les troupes s’y adonnaient au lieu de se battre ou de s’entraîner au tir à l’arc.
On découvrit un jour que les vessies de porc gonflées se prêtaient bien au tir et rebondissaient extrêmement bien, et elles furent utilisées dans de nombreux jeux. On ignore comment elles étaient gonflées, mais on peut penser que de simples pompes étaient utilisées à cet effet. Si la forme de la vessie rendait le rebond totalement imprévisible, le divertissement n’en était que plus grand. Compte tenu de la férocité et de la violence de ces jeux de foule, il n’était pas rare que le ballon éclate, si bien que l’on commença à le recouvrir de cuir pour le rendre plus robuste.

Évolution du ballon

Le ballon le plus ancien

Le plus ancien ballon de football en cuir qui nous soit parvenu a probablement plus de 450 ans. Il était dissimulé dans les poutres de la chambre de la reine d’Écosse Marie Stuart, dans le château de Stirling. Constitué d’une vessie de porc enveloppée de cuir gris, il n’a été découvert qu’en 1999. On raconte que la reine aurait lancé le ballon de son balcon pour donner le coup d’envoi des matches entre l’équipe royale et les soldats. Ceux-ci tenaient probablement plus du rugby moderne que du football, avec des mêlées entre plusieurs dizaines d’hommes.

Photo de Stirling Smith Art Gallery and Museum, Stirling, Grande-Bretagne.

Nul ne sait par quel hasard le ballon acheva sa course dans les poutres de la chambre royale, mais il est fort probable qu’il y est resté coincé après avoir été renvoyé de la cours à travers la fenêtre ouverte. La scène a inspiré le vers suivant en 2001, au poète écossaise James Robertson.

Voici le ballon du château Stirling que, selon la légende, la reine Marie aurait lancé dans la cour depuis son boudoir, pour donner le coup d’envoi d’un match de football entre les troupes en garnison.

Évolution du ballon

Football Association

Le jeu de football essaima des écoles dans les universités, puis dans les associations d’« anciens élèves », et enfin dans les clubs. Jusque-là, les élèves ne pouvaient s’affronter qu’à l’intérieur d’une même école car les règles du jeu étaient différentes d’un établissement scolaire à l’autre. C’est alors que les équipes commencèrent à se réunir pour essayer d’élaborer des règles « universelles » qui leur permettent de rencontrer également des équipes extérieures.

En 1848, d’anciens élèves d’Eton, Harrow, Westminster, Charterhouse et Shrewsbury mirent au point le Code de Cambridge, qui contenait 14 règles. Celles-ci étaient quasiment toutes différentes des Lois du Jeu d’aujourd’hui. Ainsi, un joueur ne pouvait saisir le ballon mais avait le droit de l’arrêter avec ses mains, et il était hors jeu s’il se trouvait devant le ballon.

En 1857 fut créé le Sheffield FC, premier club de football qui ne soit pas affilié à une école ou à une université. Il fixa lui aussi ses propres règles, telles que le port de casquettes de couleur pour distinguer les joueurs de chaque équipe, qui par contre ne devait pas faciliter les têtes…
Cependant, le football devenait si populaire que, le 26 octobre 1863, 11 équipes se réunirent pour constituer la Football Association et mettre au point un ensemble de règles uniformes. Cette date est peut-être la plus importante de l’histoire du football et c’est la raison pour laquelle la FA a l’honneur d’être l’unique fédération de football au monde dont la dénomination ne comporte pas de nom de pays.
À l’époque, le ballon ne faisait l’objet d’aucune spécification. En fait, il semble que la taille standard d’un ballon ait été fixée pour la première fois lors d’un match officiel entre la Fédération de Football de Londres et la Fédération de Football de Sheffield en 1866, pour lequel l’usage d’un « Lillywhite’s Number 5 » était requis. Plus tard, l’usage d’un ballon standard fut préconisé pour Coupe d’Angleterre Le choix se porta de nouveau sur un « Lillywhite’s Number 5 ».

Finalement, la circonférence moyenne du ballon de la Coupe d’Angleterre fut fixée entre 27 inches (68,5 cm) minimum et 28 inches (71 cm) maximum. En 1833, cette règle fut adoptée pour tous les matches. Le poids standard fut fixé entre 12 et 15 onces (de 340 à 425 grammes) en 1889, puis entre 14 et 16 onces (de 397 à 453 grammes) en 1937.

Évolution du ballon

Jeu populaire

Jusqu’au XIXe siècle, la vie d’un ouvrier ne laissait guère de place au sport. Les gens travaillaient six jours par semaine et étaient supposés aller à la messe le dimanche, où aucune activité « outrancière » n’aurait pu être tolérée.

Vint alors la révolution industrielle, qui modifia le mode de vie des gens ordinaires en Angleterre. Sous l’effet de la mécanisation, l’agriculture nécessita une main-d’œuvre moins importante tandis que des milliers de gens quittaient les campagnes pour aller travailler à l’usine.

Le travail à l’usine était dur, ennuyeux et répétitif et lorsque les ouvriers eurent congé le samedi à midi, ils trouvèrent dans le football un exutoire idéal. Celui-ci vit donc sa popularité augmenter rapidement au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. Des ligues se constituèrent et la demande d’équipements, notamment de ballon, s’accrut.
La popularité croissante du football allait entraîner sa professionnalisation. Ainsi dans les années 1870, l’Écossais J.J. Laing reconnut qu’il était rémunéré par le Sheffield Wednesday. En 1885, la FA décida qu’elle devait réagir face à cette pratique occulte de plus en plus répandue, et l’officialisa donc mais en imposant de telles restrictions sur les transferts entre clubs et sur les lieux où les joueurs étaient autorisés à vivre que la marge de négociation se trouva extrêmement réduite. Néanmoins, le football professionnel était né

How is a football manufactured?

Almost every football manufactured today is made of synthetic leather because its thickness varies far less than real leather. Normally, a ball consists of several layers of material that are covered with a waterproof coating. The layers are printed and cut into panels of various shapes, usually pentagons or hexagons, though sometimes rectangles or other shapes, all of which are stitched together to form the ball.

 Huge drums were used for tanning the hides. Photo courtesy of Pittards Leeds, UK

Balls are usually finished by hand by skilled stitchers, though some are manufactured by machine. It takes over four hours to produce a handstitched ball with its 1,400 to 2,000 stitches. The ball is sewn together inside out. Before the last piece is stitched, the ball is turned the correct way round, then the rubber valve is inserted and the last stitch is sewn using a special curved tool. This allows the stitchers to pull the threads from inside the ball and ensure a perfect smooth finish.

History Facts

Early Tanning Processes

Animal hides were certainly the first forms of clothing. They would have offered warmth in winter but were inclined to go stiff in the cold. In the summer they would have rotted in the heat and become extremely smelly! Without tanning the bacteria in an animal hide will cause it to disintegrate fairly quickly but the tanner’s art is to use the right chemical and finishing processes to create perfect piece of finished leather. The tanner’s art has not changed over hundreds of years but the speed and sophistication of the process has. For instance, 150 years ago it could take up to two years to tan leather properly - now the entire process can be completed in less than a week.

Leather Football Manufacture in the Twentieth Century

The ball construction changed little in the middle half of the twentieth century. Leather was the only material used and balls were generally either of the 12-panel ‘box’ construction or the 18-panel variety. Both worked on the same six-sided rounded cube pattern developed by Joseph Pracey. In the 12-panel version, the six sides of the cube are effectively split into two and, in the 18-panel version, they are split into three.
In the 1920s, manufacturers also started to use strong cloth to back the leather to prevent it from stretching a going out of shape. And improved water resistance was created by coating the leather with water-resistant materials or synthetic paint.
Until the 1930s, all the leather panels had to be cut by hand so, however skilled the cutter, there was always a margin of error. By the 1930s, however, manufacturers had developed machines with shaped cutting knives which speed up the cutting process and made for more uniformity. The panels were also plain so each stitcher had to punch his own stitching holes by hand with an awl.
The Disadvantages of Leather
Whilst anyone who has played with a leather football would say that, at the time, there was nothing like the feel of a brand new leather ball. But leather has its disadvantages. Firstly, one could never be sure how long that ‘perfect feel’ would last. If the leather panels stretched, then the ball would soon become misshapen. But worse still was the problem of water absorption. Although various coatings were tried out in the latter part of the 20th century, leather was quite water absorbent and by the end of a match in a downpour a leather ball could weigh 25% more than when it started it which made for a less-controlled game and was not at all pleasant for the players. To help the ball keep its shape and size, cloth linings were used to back the leather but often the linings were too strong which made the ball feel hard and unresponsive.
Leather is also a natural material and, although it would be finished and shaved to an even thickness, nevertheless imperfections could occur. Indeed post-war leather was of such poor quality that the ball burst in both the English FA Cup Finals of 1946 and 1947!

Synthetic Leather

A major breakthrough in football manufacture came in the 1960s with the first totally-synthetic football seeing the light of day.
This was because manufacturers began to look for a material with more consistency. This search coincided with the development of artificial or synthetic leather. This was developed originally not for the benefit of football but for the very much bigger market of clothing, footwear and accessories such as handbags. This was itself part of a much larger trend of using synthetic materials to produce consumer goods to replace traditional materials such as steel, wood, cloth and of course leather.

Synthetic materials are basically created from polymers, molecules of chemicals (mainly derived from petrochemicals like oil) which react together to form long chains. Different combinations of chemicals produce materials with differing characteristics. For example: polyethylene is soft and can be used for plastic films such as those used in sandwich bags; polypropylene is more brittle and often used for packaging such as yoghurt containers; polyamide is more commonly known as nylon which can be turned into hardwearing carpets and brushes and so on.

PVC (polyvinyl chloride) was the first choice for early footballs. When blended with a plasticiser it becomes pliable and had been very successfully used in the clothing industry for raincoats since it was waterproof and could be stitched easily. Some footballs are still made of PVC but it is not the perfect choice since it scuffs quite easily and can become brittle in cold weather and tacky in hot weather.

A better choice for footballs proved to be polyurethane which is formed from the reaction of molecules of diisocyanate and dialcohol and is very versatile. One form of polyurethane can be spun into elastic fibres called, spandex, most commonly seen in Lycra sports clothing. Some can be foamed by forcing pressurised gas into the polymerising mixture and are used, for example, in a soft form in upholstery and a hard form in surf boards.
Natural leather workers hate the description ‘artificial leather’ preferring the more accurate name ‘synthetic material but there is no doubt that the average consumer would find it very difficult to tell the difference between real leather and a polyurethane-coated material without a very close inspection!

Synthetic materiala are produced in specialist factories on a rolling production line. Peter Stonehouse of one such coated textile manufacturers, J.B. Broadley, based in Lancashire, UK which made materials for footballs until the late 1980’s, explains:
“Firstly a roll of silicone-coated paper around 1,000 metres long and 160 centimetres wide is loaded at the start of the spreading line. The paper will generally have an emboss or pattern in it which is reproduced on the material. The roll goes though a series of feed rollers and a solution of polyurethane is pumped on and spread to an even thickness over the paper. This may be only a few hundredths of a centimetre thick and will usually also contain pigment and other additives to give it the correct appearance.
“The weight of the coating is checked to ensure that it is even throughout and then the roll continues though a long oven to solidify the coating. This can be heated from anything between 70º to 150º Centigrade. A second coat of polyurethane is then pumped and spread of the previous coating. This mixture is thicker however. This thickness can be created by the introduction of air either by foaming the polyurethane mixture as one would whisk egg whites or by introducing a chemical blowing agent which decomposes into tiny gas bubbles.

“Then the second layer then goes through a similar drying process.
“For footballs,, a third layer will generally then be applied. The roll of backing material - poly-cotton generally - is laminated onto the back of the polyurethane roll whilst it is still tacky. This gives strength to the final material and prevents it stretching and going out of shape - but not so much that it loses its elasticity.
“Finally the paper is peeled off for subsequent re-use and the roll of finished material is trimmed, inspected and delivered to customers.”
But much testing and technology goes into finding his perfect polyurethane material for football because the ball has to fit certain criteria. Firstly, the Laws of the Game state it must weigh between no more than 450 grammes and no less than 410 grammes. Taking into account the weight of the bladder and valve and sewing twine, the cut leather patches must be of an exact weight to make up the difference so it is important that the thickness of the material is calculated exactly.
Then the ball must have a circumference between 68 cm and 70 cm. Providing the patches are the right shape and size, one might conclude that this is no problem to achieve with a leeway of two centimetres. However, the ball also has to be inflated to up to 1.1 bar which puts a strain on the material itself so, if it is too soft, the ball will over-inflate (like a soft rubber a balloon) to reach the required pressure and will become too large.

This is one of the reasons that the polyurethane film is backed with a supporting material - to minimise the stretch. But because this supporting material is woven it will have a certain amount of natural stretch in itself. The material is woven from strands of thread set on a loom. Long strands of thread known as the ‘warp’ run longitudinally and then shuttles interweave threads alternatively up and under the longitudinal threads. This is known as the ‘weft’. Pull a piece of material and you will see that there is much more stretch in the weft than there is in the warp and, where clothing is concerned, it is important that manufacturers take this into consideration.
The same applies to footballs. It is important that the amount of stretch in the casing of the ball is equally balanced all round. If the ball were constructed with the stretch all one way, then eventually, over time and with use, it would become more oval and consequently unbalanced. So the material for footballs is tested for several characteristics before it even gets to the ball manufacturers.

For example, the material is tested for resistance to abrasion and scuffing and also that the layers do not split because they have peeled. Stretch and breaking point is also measured on a tensile strength machine. Peter Longstroth, quality control manager at Broadley’s, the says “General stretch on the warp would usually be around five to 12 per cent before the material would break and on the weft between 12% to 25% s.” This means that there is more stretch one way than the other.”
Materials can be tested in a laboratory of course but it really had to be made up into a ball to see more precisely how it would behave under the pressures of a match and in wet weather.
 

Synthetic material is produced in 1,000- metre rolls on a rolling production line. Photo courtesy of J.B. Broadley, Leeds UK

Making a Football

Regardless of whether the ball is made from leather of from a synthetic material, the method of making A hand-sewn ball has changed very little over a hundred years. One well-known name in the 1970s was that of Minerva who manufactured balls in North London. This is a step-by-step demonstration shows how a ball was made then. The process is more automated now with printing, weatherproofing, cutting and hole-punching done by machinery but hand-sewing is still done in exactly the same way now as it was done a century ago.

Photos courtesy of Chris Fairclough from his book ‘Making Footballs’

Modern Football Manufacture

As the game increased dramatically and globally in popularity so the nature of manufacturing began to change also. Smaller firms found that they could no longer compete on price with the bigger companies who were able to take advantage of the world-wide marketplace to source both material and labour.

Now over 40 million footballs are produced each year. They vary in price from a few dollars in to perhaps $150 or more. It is difficult to estimate the actual number of football manufacturers worldwide but, suffice to say, just over 100 manufacturers are registered FIFA licensees. These include: the big, worldwide brands which have some three-quarters of the world market between them; other somewhat smaller companies which still have a world market; those which are well-known and mainly sell in their own countries; right down to small manufacturers producing only a few hundred footballs a year. Of course many of the household-name companies produce sportswear and footwear as well and so footballs are simply part of their product range.

Where the major brands are concerned, marketing and distribution is mainly done from big US or European headquarters with satellite offices, or agents, in the major markets. Manufacture of both materials and balls is almost exclusively done in Asia. Gone are the days when a hide from a slaughtered cow went to a local tannery and thence to a nearby leatherworks to be turned into footballs. In the 21st century, synthetic materials may be sourced from China, Korea, Taiwan, India, Thailand or any other Asian country and may then be sewn in yet another. The chances are that the ball itself will be made in Pakistan and in the Sialkot region in particular. The region has made a speciality of football manufacture, a proportion as own brands, but the majority being made for one of the big manufacturers.

Comment sont fabriqués les ballons?

Aujourd’hui, les ballons de football sont quasiment toujours en cuir synthétique qui, par rapport au cuir naturel, présente l’avantage d’avoir une épaisseur constante. Un ballon est généralement constitué de plusieurs couches de matériau recouvertes d’un film protecteur étanche. Les couches sont pressées les unes sur les autres puis coupées en panneaux de formes différentes – généralement des pentagones ou des hexagones, mais parfois aussi des rectangles ou d’autres formes – qui sont cousus ensemble pour former le ballon.

 Huge drums were used for tanning the hides. Photo courtesy of Pittards Leeds, UK

Bien que les ballons soient aujourd’hui de plus en plus fabriqués à la machine, ils sont traditionnellement finis à la main par des professionnels. Il faut plus de quatre heures à un couseur pour fabriquer un ballon cousu main, qui compte 1 400 à 2 000 points. Le ballon est cousu sur l’envers. Avant que la dernière pièce ne soit cousue, le ballon est retourné à l’endroit, équipé d’une valve en caoutchouc et le dernier point est cousu à l’aide d’une aiguille spéciale, courbée, qui permet de faire ressortir le fil à l’extérieur du ballon pour une finition parfaite.

Histoire

Le tannage

Les premiers vêtements furent probablement de simples peaux d’animaux. S’ils permettaient de se réchauffer en hiver, ils avaient aussi tendance à se raidir sous l’effet du froid. L’été, ils pourrissaient à la chaleur, dégageant une odeur extrêmement fétide. Une peau d’animal non tannée est en effet appelée à se désintégrer assez rapidement sous l’action des bactéries, tandis que le tanneur, en les transformant en cuir, assure leur conservation. Si l’art du tannage n’a guère évolué au fil des siècles, les processus actuels sont quant à eux plus rapides et plus sophistiqués. Ainsi, le tannage d’un cuir qui pouvait prendre jusqu’à deux ans il y a 150 ans demande aujourd’hui moins d’une semaine.

XXe siècle – ballons en cuir

Dans les années 1950, les ballons étaient exclusivement en cuir, composés généralement de 12 mais parfois aussi de 18 panneaux. Ces deux configurations reprenaient le modèle du cube de Joseph Pracey dont les faces sont divisées en deux selon la première et en trois selon la deuxième.Dans les années 1920, le cuir fut parfois renforcé avec du tissu pour lui éviter de se détendre ou de se déformer. Il était rendu plus étanche grâce à des matériaux étanches ou à un vernis synthétique.
Jusque dans les années 1930, tous les panneaux de cuir devaient être coupés à la main, si bien que malgré tout le soin et la compétence des artisans, une certaine marge d’erreur était inévitable. Celle-ci put cependant être réduite, et les processus accélérés, grâce à l’apparition des machines. Les panneaux de cuir étaient directement envoyés aux couseurs, qui devaient percer des trous tout autour à l’aide d’une alêne avant de commencer à coudre.

Les inconvénients du cuir

Si rien ne vaut sans doute un ballon de cuir neuf, ses qualités s’altèrent malheureusement très rapidement. En effet, dès que les panneaux de cuir se distendent, le ballon se déforme. Autre problème plus grave : l’absorption d’eau. Différents revêtements extérieurs furent testés à la fin du XXe siècle, mais sans grand succès. En cas de forte pluie, un ballon en cuir pouvait facilement peser 25% de plus que son poids initial à la fin du match, ce qui n’était pas sans incidence sur le bon déroulement de celui-ci et affectait tout autant le plaisir des joueurs. Pour aider le ballon à conserver sa forme et sa taille, on eut l’idée de le renforcer avec du tissu, mais de trop mou, il devint alors trop dur et donc difficile à jouer.
À cela s’ajoute que comme le cuir est un matériau naturel, il présente toujours des irrégularités. La qualité du cuir d’après-guerre laissait tellement à désirer que lors des finales de la Coupe d’Angleterre de 1946 et de 1947, le ballon éclata.

Cuir synthétique

Une étape décisive de la fabrication des ballons de football fut franchie dans les années 1960, avec le premier ballon totalement synthétique, fruit des recherches des fabricants en quête d’un matériau plus uniforme. Le cuir artificiel ou synthétique avait été conçu à la base pour les vêtements, les chaussures et les accessoires tels que les sacs – un marché nettement plus important que celui des ballons – selon la tendance du moment qui était de remplacer les matériaux traditionnels tels que l’acier, le bois, le tissu et bien sûr le cuir, par des matériaux de synthèse, dans les biens de consommation.

Production à la chaîne de matériaux synthétiques sur des rouleaux de 1000 m. Photo de J.B. Broadley, Leeds, Grande-Bretagne.

 

Les matériaux synthétiques sont créés à partir des polymères, longues chaînes de molécules chimiques (principalement dérivées de produits pétrochimiques tels que le pétrole). Suivant les réactions chimiques, on obtient des matériaux avec des propriétés différentes. Par exemple, le polyéthylène est souple et se retrouve dans les fils plastiques alimentaires, le polypropylène, plus cassant, est souvent utilisé dans la fabrication des emballages tels que les pots de yaourt, le polyamide, plus connu sous le nom de nylon, est idéal pour les paillassons, les brosses, etc.

Les premiers ballons synthétiques étaient en PVC (chlorure de polyvinyle) qui, par adjonction d’un plastifiant, devient élastique et, compte tenu de son étanchéité, a déjà été utilisé dans la fabrication des imperméables. Si l’on fabrique encore des ballons en PVC aujourd’hui, ce matériau n’est plus le premier choix car il a tendance à s’érafler et peut devenir cassant au froid et collant à la chaleur.
Le polyuréthane, obtenu en faisant réagir des diisocyanates avec des dialcools, est mieux adapté aux ballons, notamment en raison de sa grande versatilité. Le spandex, fibre souple couramment utilisée dans la fabrication des vêtements de sport en Lycra, est un matériau dérivé du polyuréthane. Les mousses polyuréthanes, obtenues par injection de gaz sous pression dans le mélange polymérisant, sont utilisées par exemple dans les tissus d’ameublement (sous forme souple) et les planches de surf (sous forme rigide).

Les spécialistes du travail du cuir naturel détestent la dénomination de « cuir artificiel », lui préférant le terme plus exact de « matériau de synthèse ». Cela étant, le consommateur a bien du mal, à première vue, à faire la différence entre le cuir véritable et un matériau en mousse de polyuréthane.
Aujourd’hui, les matériaux synthétiques sont fabriqués à la chaîne, dans des usines spécialisées. Peter Stonehouse, de J.B. Broadley, un fabricant de tissus enduits basé dans le Lancashire, en Grande-Bretagne, qui a produit des matériaux pour la fabrication des ballons jusque dans la fin des années 1980, explique :

“Un rouleau de papier siliconé de 160 centimètres sur 1000 mètres est chargé au début de la chaîne de production. Le papier comporte généralement une empreinte ou un motif qui est reproduit sur le matériau. Il passe sur différents rouleaux d’amenage tandis qu’une solution de polyuréthane est diffusée en couche régulière. Cette pellicule peut n’avoir que quelques dixièmes de millimètre d’épaisseur, et des pigments et autres additifs permettent de lui donner l’aspect recherché.
Après un contrôle du poids et de l’uniformité de la couche, le rouleau est mis à durcir dans un long four à une température de 70 à 150°C. Il est ensuite enduit d’une deuxième couche de polyuréthane que l’on rend plus épaisse en la faisant mousser –comme quand on bat des œufs en neige – ou par adjonction d’un agent de gonflement qui se décompose en minuscules bulles de gaz.
La deuxième couche est alors durcie selon le même procédé que la première. Pour les ballons de football, une troisième couche sera généralement appliquée. Le rouleau de polyuréthane, généralement encore collant, est enfin renforcé sur l’envers par du coton, qui augmente la résistance du matériau tout en lui conservant son élasticité.
À la fin du processus, le papier est retiré pour être réutilisé et le produit fini, coupé et contrôlé avant d’être livré au client.”

Les recherches se poursuivent pour trouver le mélange polyuréthane le plus approprié pour donner au ballon les propriétés escomptées. En vertu des Lois du Jeu, le ballon doit peser entre 410 et 450 grammes. Comme ce poids englobe à la fois la vessie, la valve, le fil des coutures et les panneaux de cuir, il est important que l’épaisseur du matériau soit calculée avec précision.
La circonférence du ballon doit par ailleurs être comprise entre 68 et 70 cm, ce qui, avec les techniques actuelles, ne pose pas de problème particulier. Cependant, le ballon doit aussi être gonflé jusqu’à 1,1 bar, ce qui suppose que le matériau résiste à une telle pression. Ainsi, s’il est trop mou, il devra être gonflé davantage pour atteindre la pression requise (comme un ballon de baudruche) et deviendra alors trop gros.
L’un des avantages de renforcer la couche de polyuréthane à l’aide d’un autre matériau est que cela permet de réduire son élasticité, mais comme le matériau utilisé à cet effet est tissé, il se caractérise aussi par sa souplesse naturelle. Le tissu est composé de fils longitudinaux (« fils de chaîne ») entrecroisés à angles droits avec des fils transversaux (« fils de trame »). Il est beaucoup plus élastique dans le sens de la trame que dans celui de la chaîne, ce qui a son importance dans la fabrication des vêtements.
Pour ce qui est des ballons, il est important que l’élasticité de l’enveloppe extérieure soit uniforme. Si les fils élastiques étaient tous disposés dans le même sens, avec le temps et à l’usage, les ballons risqueraient en effet de devenir plus ovales et par conséquent mal équilibrés. Ces considérations expliquent que les différentes propriétés des matériaux de fabrication des ballons soient soigneusement testées avant la livraison aux fabricants de ballons.
On teste par exemple la résistance du matériau à l’abrasion et aux éraflures et on vérifie également que les différentes couches ne se désolidarisent pas. Des machines de résistance à la traction permettent également de contrôler l’étirement et le point de rupture. Selon Peter Longstroth, responsable du contrôle de la qualité chez Broadley:

“La chaîne peut généralement supporter un étirement de 5 à 12% et la trame un étirement de 12 à 25% avant qu’une déchirure ne se produise. Cela signifie que l’élasticité est plus grande dans un sens que dans l’autre.”

Malgré tous les tests réalisés préalablement en laboratoire, c’est lorsque le ballon est utilisé sur le terrain que l’on peut véritablement savoir comment ses matériaux constitutif réagissent aux conditions de jeu et à l’humidité.

Fabrication du ballon

Contrairement aux matériaux utilisés, les méthodes de fabrication des ballons cousus main n’ont guère évolué en un siècle. Dans les années 1970, Minerva était un grand fabricant de ballons installé dans le nord de Londres.

Photos courtesy of Chris Fairclough from his book ‘Making Footballs’

 

Ces images montrent les différentes étapes de la fabrication du ballon à l’époque. Aujourd’hui, le processus s’est largement automatisé – l’impression, l’imperméabilisation, la coupe et les trous se font à la machine – mais les ballons sont toujours cousus strictement de la même manière qu’il y a cent ans.

Techniques de fabrication modernes

L’essor spectaculaire du football à l’échelle planétaire a entraîné une transformation radicale des processus de fabrication des ballons. Dans le contexte de la globalisation, les entreprises de petite taille n’étaient plus concurrentielles face aux géants qui avaient accès à la fois aux matériaux et à la main d’œuvre du marché mondial.

Aujourd’hui, plus de 40 millions de ballons dont le prix peut aller de un ou deux à plus de cent-cinquante dollars, sont fabriqués chaque année. Il est difficile d’évaluer avec précision le nombre de fabricants de ballons dans le monde, mais parmi eux, 90 sont licenciés de la FIFA. Il s’agit aussi bien des grandes marques mondiales qui se partagent près de trois-quarts du marché mondial que d’entreprises plus modestes ayant néanmoins une présence internationale ou de fabricants qui écoulent leur production uniquement sur le marché national, sans oublier les tout petits fabricants dont la production n’excède pas quelques centaines de ballons par an. Si les ballons constituent naturellement le métier principal de ces derniers, pour les grands équipementiers sportifs mondiaux ils ne constituent qu’un élément d’une vaste gamme de produits qui s’étend aux vêtements et aux chaussures de sport.

Les grandes marques commercialisent et distribuent l’essentiel de leur production via leurs centrales américaines ou européennes, qui ont des filiales ou des représentations sur les principaux marchés tandis que la production des matériaux et des ballons est exclusivement cantonnée à l’Asie. L’époque où les peaux de vaches qui sortaient de l’abattoir étaient envoyées à la tannerie locale, puis dans la fabrique de cuir voisine pour y être transformées en ballons est désormais révolue. Au XXIe siècle, les matériaux synthétiques sont généralement importés de Chine, de Corée du Sud, de Taïwan, d’Inde ou de Thaïlande, tandis que les ballons sont assemblés au Pakistan, dans la région de Sialkot. La plupart sont fabriqués pour le compte des grandes marques, mais certains seront également commercialisés par des marques régionales.

La sphère parfaite

En attendant qu’un meilleur procédé ne soit inventé, les ballons doivent être fabriqués par assemblage de pièces planes mais suffisamment souples pour pouvoir prendre une forme sphérique sous l’effet du gonflage. Bien qu’il ne soit pas idéal, ce procédé permet en revanche au ballon de suivre une trajectoire plus précise et plus rapide dans les airs qu’un ballon parfaitement homogène.

Reproduction des solides de Platon et des solides d’Archimède de Dawud Abu-Asiya (Wooden Books).

Au XIXe siècle, l’objectif était de trouver un modèle qui donne de la tenue au ballon et qui soit également facile à couper et à coudre car le processus de fabrication était encore entièrement manuel à l’époque.
Le modèle de l’orange constitué de huit ou de dix panneaux convergents à leurs extrémités n’était pas adapté aux ballons de football car il se détendait rapidement, mais se prêtait justement pour cette raison à la fabrication des ballons de rugby et de football américain. Il est intéressant de constater qu’il est toujours appliqué aujourd’hui, toutefois à partir de quatre panneaux seulement.
Si les fabricants de ballons ont rivalisé d’ingéniosité pour développer d’autres modèles, force est cependant de constater qu’il n’y a que cinq manière possibles de diviser un ballon – ou plus précisément une sphère – en surfaces de même taille, de même forme et à angles égaux, à savoir : quatre triangles, six carrés, huit triangles, douze pentagones ou vingt triangles.

Icosaèdre tronqué: Il s’agit du modèle géométrique le plus couramment utilisé pour les ballons. Il est formé de 12 pentagones et de 20 hexagones.

 

Petit Rhombicosidodécaèdre: 62 faces – 12 pentagones reliés par 30 carrés et 20 triangles.

     

Grand Rhombicosidodécaèdre: également 62 faces –12 décagones entourés de 20 hexagones et de 30 carrés.

 

Dodécaèdre tronqué: de tous les solides d’Archimède, celui-ci est celui qui se rapproche le plus de la sphère. Il est composé de 20 triangles et 12 décagones.

Reproductions de Wikipedia

Moins les pièces constitutives de la sphère sont nombreuses, plus elles doivent être élastiques pour assurer la sphéricité du ballon au gonflage. Elles ne doivent pas pour autant être trop élastiques, car le ballon deviendrait trop gros ou trop irrégulier au gonflage.

Le modèle original du cube à six faces ne pouvait par exemple être transformé en sphère par gonflage qu’à condition d’être réalisé avec du cuir très élastique. En divisant chaque carré en deux pour obtenir douze faces ou en trois pour obtenir dix-huit faces, on réduisait toutefois la tension, ce qui permettait d’utiliser un matériau moins élastique. Le modèle fut continuellement perfectionné jusqu’à être composé de 26 faces. Selon cette variante, chacune des six faces est divisée en trois, celles du milieu étant encore une fois divisées en trois, pour une plus grande stabilité du ballon.
Les modèles basés sur des triangles n’ont jamais réussi à s’imposer, pas plus que ceux à quatre ou à huit faces, qui étaient condamnés à se déformer en raison de leur trop grande élasticité. Le ballon utilisé à Workington est un assemblage de seulement quatre triangles. La version à 20 faces n’a probablement jamais eu de succès car les triangles convergent toujours cinq par cinq, ce qui nécessite une couture d’une précision quasiment impossible à atteindre.

Aujourd’hui, le modèle le plus courant est l’icosaèdre tronqué. Ce nom qui évoquerait presque celui d’un dinosaure, désigne en fait une combinaison de 20 hexagones (à six côtés) et de 12 pentagones (à cinq côtés) inventée par les brillants mathématiciens grecs il y a 2000 ans.
Il n’est guère aisé de décrire cette forme complexe. On peut se le représenter en imaginant que l’on essaie de faire rentrer de force un objet carré dans une sphère de sorte que tous ses coins soient en contact avec elle.
Platon a été le premier à décrire les « solides platoniciens », solides limités par des polygones réguliers tels que le cube (hexaèdre) – ou l’icosaèdre, polyèdre à vingt faces triangulaires superposables.
Archimède est connu comme le savant grec qui sortit nu dans la rue en criant « Eurêka » (j’ai trouvé !) après avoir découvert le principe de la poussée des liquides sur les corps immergés en prenant son bain, mais cet étonnant mathématicien a également donné son nom aux solides éponymes. Il s’agit de treize polyèdres inscriptibles dans une sphère dont les faces sont des triangles, des carrés, des pentagones, des hexagones, des octogones et des décagones. En coupant les sommets d’un icosaèdre (à vingt faces), on obtient un icosaèdre tronqué,
qui a une forme très proche de celle du ballon. C’est aussi le cas d’autres modèles tels que l’icosidodécaèdre à 32 faces (composées de pentagones et de triangles), le rhombicosidodécaèdre (combinaison de pentagones, de triangles et de carrés) et même le grand rhombicosidodécaèdre (composé de décagones, de carrés et d’hexagones).

La construction formée de surfaces planes qui se rapproche le plus d’une sphère quasiment parfaite est peut-être la sphère « géodésique ». On obtient un dôme géodésique en partant d’un solide platonicien tel qu’un icosaèdre dont on subdivise chaque face en triangles plus petits qui sont ensuite déformés pour être amenés sur la sphère circonscrite à l’icosaèdre, ce qui permet de réduire la tension exercée sur le solide.
Si l’on divise dix pentagones en douze triangles superposables mais non équilatéraux, on obtient 120 faces au total, ce qui, dans la perspective de la fabrication d’un ballon place le couseur devant un immense défi. En fusionnant les plus petits triangles en des formes moins régulières et plus compliquées, on pourrait toutefois réduire ce nombre à 40, mais dans cette hypothèse se pose le problème de la convergence des pièces en un seul point que les premiers fabricants de ballons auquel avaient déjà été confrontés.

Sphère géodésique. Cette sphère est formée d’hexagones divisés chacun en six triangles superposables. Elle offre une structure extrêmement robuste, souvent utilisée dans la construction des coupoles. En raison du nombre incalculable de points qu’il nécessiterait, ce modèle n’est guère transposable à la fabrication des ballons.
Reproductions de Wikipedia.

Si la forme aujourd’hui la plus couramment adoptée par les fabricants de ballons est l’icosaèdre tronqué (formé de 32 faces), ceux-ci cherchent toujours des alternatives. Le Coq Sportif, par exemple, a développé, sous le nom de « Triaton », une série de ballons basés sur l’icosidodécaèdre, composés de 32 faces (12 pentagones et 20 triangles). Il a par conséquent le même nombre de faces que l'icosaèdre tronqué mais seulement 30 sommets et 60 arêtes.
Un autre équipementier, Uhlsport, a créé son propre modèle, qu’il a baptisé « Triconcept ». Celui-ci est basé sur le petit rhombicosidodécaèdre. Ce dernier est formé de 62 faces réparties entre 12 pentagones reliés par 30 carrés et 20 triangles. Or, 62 faces et 120 arêtes sont une configuration hypercomplexe quand il s’agit de couper et en particulier de piquer, car quatre points se rejoignent à chaque fois au même endroit. Cependant, Uhlsport a surmonté la difficulté de manière assez ingénieuse en fusionnant un triangle et trois demi-carrés en une sorte de T, ce qui permet de limiter à deux les points en question.
Si les qualités du ballon sont entièrement conditionnées par sa structure, les consommateurs se laissent avant tout séduire par son design.
Les premiers ballons étaient extrêmement sobres, mais lorsque la concurrence entre les fabricants qui proposaient tous des ballons durables, indéformables et de la meilleure qualité a commencé à se durcir, ceux-ci ont essayé de se démarquer les uns des autres par leur design et les noms donnés à leurs ballons, tels que « Champion », « Arbitre » ou « County ». Les noms étaient imprimés en noir à l’aide de pochoirs en métal sur le ballon.
Le résultat étant plus ou moins heureux, on eut ensuite l’idée de les imprimer – à plat – sur les panneaux de cuir avant qu'ils ne soient cousus, ce qui était déjà plus satisfaisant, si ce n'est que, jusque dans les années 1960, les caractères noirs restèrent difficiles à distinguer sur le cuir brun dont étaient traditionnellement faits les ballons.
En 1970, pour la Coupe du Monde de la FIFA, adidas sortit son fameux Telstar à 32 faces, révolutionnaire pour l’époque avec ses hexagones blancs et ses pentagones noirs. C’est à partir de là que l'image visuelle des ballons est devenue un argument de vente crucial. Alors que dans les premiers temps, les motifs décoratifs étaient imprimés individuellement sur les panneaux de cuir une fois coupés, un processus quelque peu laborieux, avec l'apparition des matériaux livrés sous forme de feuilles ou de rouleaux, il devint possible d'imprimer en une seule fois les motifs décoratifs d'un ballon tout entier, voire de plusieurs ballons.
Aujourd’hui, outre qu’il arbore le logo de son fabricant et son propre nom, chaque ballon se distingue également de ceux des concurrents par son design –boucles, triangles, étoiles, signes du V, carrés et autres zigzags. Contrairement aux modèles anciens, qui étaient marron ou brun clair, les ballons d’aujourd’hui ont le plus souvent des motifs noirs sur fond blanc, mais on voit déjà se dessiner une nouvelle tendance, celle des ballons à motifs polychromes sur fond blanc cassé, crème, bleu clair ou argenté.